Dans la presse

 

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Article dans Marianne[Retour sommaire]

Article de 2 pages dans le magazine Marianne daté du 2 novembre 2018 :

Article de Marianne du 2 novembre 2018

Extraits :

"Le 5 novembre 1985, le procureur de la République de Privas corrige cette « erreur », sur la foi de leur arbre généalogique. Toute la famille sera rebaptisée « Cheynet de Beaupré », à l’exception des oncles Pierre et Luc et de leurs enfants qui préfèrent rester Cheynet. Fort de cette nouvelle identité, Marc Cheynet de Beaupré infiltre alors les associations mondaines. Celui qui est devenu macroniste bon teint présente bien dans le milieu des châteaux. Il est accepté à l’ordre de Malte puis, en 1988, toque à la porte très fermée de la société des Cincinnati."

"En 2011, une dénonciation parvient à l’ANF : les documents seraient des faux. L’association dépêche des généalogistes professionnels. Elle ne sera pas déçue, puisque les actes « récognitifs de noblesse » des Cheynet de Beaupré ont été falsifiés, raturés, et comportent des écritures différentes."

"Pour Jean-Marc Blanc, un exami généalogiste qui l’a rencontré dans les années 90, c’est un homme pris à son propre piège : « Il a trafiqué l’acte de naissance de sa mère en Corse, raconte-t-il. Elle n’est pas baronne, ni descendante des ducs de La Rochefoucauld, son père n’était pas colonel de cavalerie, ni baron du Saint-Empire, ni Croix de fer de première classe. Elle était la fille naturelle d’un cordonnier italien qui a émigré en Australie. On vient juste de retrouver son acte de décès. »"

"Le 29 mars dernier, la mairie de Rochemaure a fait constater par un huissier que tous les actes de l’état civil présents dans les archives municipales et com- portant le nom « Cheynet de Beaupré » sont contrefaits. Elle a déposé une plainte contre X auprès du procureur de la République de Privas pour les faire invalider."

Livre Enquête sur la noblesse[Retour sommaire]

Enquête sur la noblesseParution le 7 mars 2019 du livre Enquête sur la noblesse, La permanence aristocratique d'Eric MENSION-RIGAU, éditions PERRIN.

Lire en ligne (Google books).

Extraits (pages 49 à 51) :

"La persistance de la propension vaniteuse pour la noblesse a été illustrée dans les années 1980 par un faussaire particulièrement opiniâtre, Marc Cheynet, né en 1963, qui a réussi à trafiquer son ascendance paternelle en usant d'actes falsifiés et de confusions homonymiques, pour devenir « Marc Cheynet de Beaupré ». [...]

La première est le Bottin mondain, dont l'édition 1983 voit apparaître le premier Jean-Marc Cheynet de Beaupré, époux de Madame, née Marie-Angèle Pustianaz, les parents de l'intéressé, accompagnés de leurs cinq enfants. [...]

Deuxième étape, l'association des Cincinnati de France [...] Une première admission est obtenue en 1987 pour Bertrand Cheynet de Beaupré, cousin aîné du père, rattaché faussement à un officier du nom de Cheynet de Saint-Amans [...]. Puis, en 1988, l'intéressé lui-même obtient une admission [...]. Enfin, en 1991, une nouvelle admission est enregistrée avec Jean-Jacques Cheynet de Beaupré, [...]

Troisième étape, l'Association de la noblesse française : l'assemblée générale du 9 juin 1989 entérine l'admission de cette fausse famille sur la base de faux documents laissant croire à une filiation avec une famille du Vivarais, Cheynet, seigneur de Beaupré [...]

Quatrième étape : l'État présent de ra noblesse française subsistante, ouvrage de Michel Authier et Albert Galbrun qui fait autorité, voit dans son volume dix-huit, paru en décembre 1990, une notice de huit pages sur la famille « Cheynet de Beaupré ». [...]

Dernier et suprême tour de force : en 1991, l'intéressé parvient à être admis au Jockey Club [...]"